Les femminielli dans les marges catho

Ou des cousins parthénopéens

Transdidaxie
9 min ⋅ 29/05/2026

Je suis catholique… non, je l’ai été, longtemps. Je ne peux pas dire que je le sois encore. C’est un gros débat avec moi-même. Bien entendu, j’ai été élevée dans la foi, l’une des quelques enfants du village (5 ou 6) qui allaient au catéchisme et à l’église. Nous n’étions pas très nombreux. Je pense que je crois encore, d’une certaine façon. Par contre, j’ai bien compris que l’Église, comme communauté, ne voulait pas de moi et ça fait un long moment. Je vais encore à la messe, parfois, pour faire plaisir à ma grand-mère, pour Noël ou lorsque je remonte en pèlerinage dans les collines de mon enfance.

Et malgré tout, je pense que me défaire de la religion a été difficile et que d’une certaine façon, le reste religieux en moi a joué un rôle de frein dans ma transition. Comme un passé qui ne passe pas, la manif pour tous a refait son apparition. Nombre de politiques y ont été impliqués, nombre de nos ministres aussi. Ca m’a donné envie d’écrire ça.

Marginale

J’avais la foi, je crois. La religion était quelque chose d’important pour moi, et ça l’est toujours d’une certaine façon. Je ne suis plus religieuse et j’ai pris mes distance avec tout le fatras institutionnel, mais c’est comme toutes les mauvaises habitudes, j’ai du mal à m’en séparer complètement. Peu importe, en fait. Je ne dis pas que je crois à l’intégralité de ce qui est écrit, aux miracles des saints qui m’apparaissent souvent comme des constructions politiques, pourtant…

J’ai commencé à me séparer définitivement de l’Église dans la retraite pour ma Confirmation, l’un des sacrements dans le catholicisme. Enfermée durant quelques jours avec des garçons de mon âge, plus intéressés par leurs concours de virilité que par la religion, mais qui savaient parfaitement se fondre dans les rituels (ce qui m’échappait un peu, je dois dire. Je n’ai jamais de ma vie prononcé un bénédicité ou ce genre de choses). Accessoirement, nous n’étions pas vraiment du même milieu, je venais d’un monde paysan, pauvre, ils venaient d’un tout autre univers avec des façons de considérer les choses qui m’échappaient complètement. Entre les concours de taille de bite, les petites bagarres et les partis de foot qui dégénéraient en tentative de domination des uns sur les autres, je ne me sentais pas vraiment à ma place. J’aurais voulu croire que c’était eux qui étaient dans l’erreur et que ma lecture plus douce des choses, qui me semblaient exclure leurs jeux de petits chefs, étaient le bon côté. Un moine était plutôt de mon côté, les curés moins.

La rupture est clairement intervenue avec la manif pour tous. J’étais adulte et pas totalement out. Je n’allais plus vraiment à la messe, c’est un fait. La rupture était déjà là, mais une rupture douce. Après tout, mon père ne foutait pas les pieds à l’Église sans remettre en question sa foi, même si elle était matinée d’un profond anticléricalisme. Il y avait aussi eu des rencontre avec des pères gris ou d’autres fascistes en soutanes qui avaient joués un rôle. Pourquoi ce grand mouvement social réactionnaire et homophobe a été un déclencheur ? Parce que j’ai compris que dans le fond l’intolérance était majoritaire. Les quelques cathos de mon âge que je connaissais cachaient à peine leur homophobie derrière des propos biscornus sur la « Vérité » ou « l’Ordre naturel des choses ». Sur le buffet de ma grand-mère, les numéros de famille chrétienne accumulaient les poncifs de ce type. Heureusement, il y avait ma mère pour hurler contre ceux qui s’opposaient simplement à ce que d’autres aient plus de droits (mon père, je pense qu’il ne s’est jamais vraiment posé la question, mais sur le principe, il a tendance à prendre le contre-pied des curés). Mon autre grand-mère, elles est catholique, comme elle est de gauche, c’est une tradition familiale, mais elle serait bien incapable de dire pourquoi.

On juge un arbre à ses fruits, comme le dit plus ou moins (je paraphrase) Jésus dans Matthieu. Honnêtement, j’ai jugé et je m’en suis écartée. L’amertume était trop grande et je ne parle là que du rapport de l’église aux personnes LGBTIQ+. Je ne parle pas du reste qui me coûtait déjà pas mal. Comme institution, elle a trahi le Christ, sans doute, comme l’écrit Ellul dans la subversion du christianisme.

L’Église est une Institution, comme toute institution, elle forme les personnes qui la composent, lui appartiennent, pour qu’ils occupent une fonction en son sein. C’est la base de la Théorie Anthropologique du Didactique (TAD pour les intimes) le cadre théorique dans le quel je me suis inscrite pour mon master et ma thèse. Pour ce faire, elle diffuse en son sein des équipement praxéologiques, des techniques et des discours qui lui sont propres et qui ont vocation à apparaître comme les seules façon de réaliser certaines tâches. Je ne vais pas m’appesantir sur ça, j’y reviendrai une autre fois. Il n’y a pas que la Bible, il y a tout un ensemble d’interprétation, de façon de les lire, de les comprendre, qui se construit dans ce cadre là.

Le sexe, le genre et tout le reste y apparaît. Il s’agit de vivre en catholique, ce qui est déjà une tâche, et pour ce faire, des techniques sont diffusées. Comme il y a surgissement du didactique, il y a tout un discours sur cette technique, des justifications qui parlent d’une relation au monde rendue particulièrement importante par la façon dont elle est diffusée. C’est une construction d’une théorie du monde binaire, hétéronormée, patriarcale et cisnormée. Il n’y aurait que des hommes et des femmes, la seule sexualité valide reposerait sur une sexualité reproductive, malgré tout, le masculin apparaît comme supérieur au féminin et enfin, il n’y a pas de possibilité de passer d’un sexe à l’autre.

Bien entendu, il y a toute une théologie queer chrétienne qui remet tout ça en question. Il y a des sains médiévaux, des passages de la bibles et d’autres réflexions plus complexes qui montrent que tout n’a pas toujours été aussi caricatural. Je reviendrais peut-être sur ça à un autre moment, mais ce n’est pas ce qui m’importe ici. Ce qui m’intéresse c’est la marge. J’ai trop entendu, lu, cette version des fait, cette Vérité, sur la société qui ne devrait pas déroger, qui seraient universelles. On a toutes et tous, à l’esprit, des groupes qui ne correspondent pas à ce qui apparaît, en occident chrétien, comme une sorte de loi de nature.

Passer le cap, pour moi, a nécessité de lire pas mal et de remettre en question beaucoup de choses qui apparaissaient dans les différentes institutions qui m’ont formées. Après tout, la TAD montre aussi que la liberté passe par la confrontation de ces différentes institution, la conscience des constructions qui les sous-tendent et de leurs limites. C’est alors que je suis tombée, dans l’abondante littérature sur les variations de genre à travers le monde, des Muxe au Rae Rae, en passant par les transcêtres ou les hijras sur un groupe dont j’ignorais complètement l’existence, mais qui pourtant s’inscrit pleinement dans la très catholique Italie.

Connaissez-vous les femminielli ?

Littéralement, si vous vous connaissez un peu en italien (napolitain) vous comprendrez que le mot est composé de femmina, femme, et du suffixe diminutif -iello, au pluriel, qui est masculin. Il s’agit donc de “petites femmes”, mais au masculin (j’imagine qu’on pourrait dire femminot, ou un truc du genre). Vous pouvez vous rapporter aux pages wikipedia, pour une introduction, en ouvrant les différents liens de la bibliographie. Vous pouvez aussi lire les articles scientifiques qui portent sur eux (oui, je les genre au masculin, mais il y a des raisons à cela) et notamment le chapitre de Corinne Fortier « Des femminielli aux hijras : la féminité mise en scène. Phallus, virginité et troisième genre à Naples (Campania)»dansImaginaires queers. Transgressions religieuses et culturelles à travers l’espace et le temps (2020). D’autres textes existent à leur sujet, mais là, je vais m’appuyer uniquement sur celui-ci pour ne pas risquer de faire trop de détours inutiles.

J’emploie le terme femminielli, mais en réalité, ce n’est pas comme-ça qu’ils se nomment eux-mêmes. Ils préféreraient le ricchione qui renvoie à une homosexualité passive. Femminiello renvoie plutôt à l’idée d’un homme efféminé. Si j’emploie le masculin, c’est que, selon Fortier, c’est ainsi qu’ils se vivent.

Les femminielli se réfèrent le plus souvent à une identité masculine de type homosexuelle tout en exhibant des signes de féminité et en occupant certains rôles féminins.

S’il semble que la performance de genre féminin soit parfois partagée au sein de la journée, avec un changement de vêtement et d’attitude entre androgynie et féminité, ça ne semble pas toujours être le cas. De la même manière, si elle évoque comme principalement pratique le rasage et l’habillement, certains vont plus loin en employant des oestro et procèdent à de la chirurgie d’affirmation de genre, à l’exception des vaginoplasties puisqu’ils considèrent leur pénis comme faisant parti de leur identité.

L’opération de leur sexe est bien souvent inenvisageable pour les femminielli, l’idée d’avoir ou même de voir un sexe féminin provoque chez beaucoup d’entre eux du dégoût. De plus modifier leur sexe, de leur point de vue, constituerait une double transgression : vis-à-vis de Dieu qui les a créés d’un sexe défini et surtout vis-à-vis de leur mère qui les a fait de sexe masculin.

Elle mentionne par ailleurs l’une d’entre eux qui se genre au féminin en permanence alors que la majorité d’entre eux conserve le masculin, sauf durant le travail du sexe où ils emploient aussi un prénom féminin. Les choses sont donc plus complexe que le laisserait penser la généralisation du nom femminiello.

L’activité principale des femminielli semble par ailleurs le travail du sexe, dans quelques quartiers napolitains qui semblent plus ou moins dédiés à cette activité. Pour autant, ils sont bien intégrés dans la société et s’adonnent à des pratiques jugés habituellement comme féminines.

En plus de la prostitution, les femminielli s’adonnent à d’autres activités caractérisées comme féminines : cuisiner, coudre, coiffer, faire le ménage. Par ailleurs, ils se chargent de faire es courses de leurs vieilles voisines qui ont des difficultés à se déplacer. les mères de famille n’hésitent pas à leur confier leur enfant quand elles ont besoin de s’absenter de leur domicile, celles-ci ne faisant aucunement l’amalgame qui peux exister en d’autres lieux entre “pédérastie” et pédophilie. Les femminielli aiment rendre service à leur voisinage, acquièrent de ce fait une bonne réputation.

En sommes dans leurs vies quotidienne ces personnes réalisent principalement des activités qui se trouvent généralement catégorisées par féminines et notamment par l’enseignement réactionnaire qu’on peut retrouver ailleurs dans les enseignements de l’Église catholique.

Vous allez me demander, pourquoi je parle d’eux ici.

Parce qu’il y a une relation entre eux et la religion. J’ai déjà cité des passages qui font référence à Dieu. Leur façon de se représenter comme hommes s’inscrit ainsi dans une lecture de la société, une théorie du monde et de sa binarité.

Changer de sexe représenterait une transgression vis à vis de la différence des sexes, que les femminielli, à l’instar de la société où ils évoluent, considèrent non comme culturelle mais biologique. c’est l’anatomie qui signe définitivement le fait qu’on soit homme ou femme, et il n’y a pour eux aucune autre option possible. En outre, réaliser l’opération de leur sexe, ne les rendrait pas plus femme, puisque si elle leur donnait un sexe féminin, elle ne leur conférerait pas le pouvoir de procréer, pouvoir féminin qui, de leur point de vue, définit par excellence la femme.

Leur identité est donc rattachée à cette construction théorique d’une différence immuable entre les sexe basée sur une question anatomique. La binarité est donc là comme la cisnormativité. Ils ne demandent pas non plus des droits au mariage. Des queers qui s’intègrent et restent dans les marges, en sommes. Ils composent à travers leur sexualité et la performance d’un genre féminin, une forme de masculinité des marges.

Pour autant, en dépit de cette marginalité, l’église leur accorde tout de même une place.

Les femminielli entretiennent un lien particulier avec la Madonne, de manière analogue aux hijras qui possèdent un lien étroit avec la déesse mère hindoue liée à la fertilité nommée Mata. les femminielli participent activement aux nombreuses fêtes pour la Madonne et certains y jouent un rôle rituel particulier comme chanter accompagnés d’un tambour (tamburo) à l’intérieur de l’église en son honneur.

Je n’entrerais pas dans la relation que l’anthropologue trace entre les pratiques des femminielli et hijras, et des cultes de la fertilité, à travers les mariages rituels ou les mimes de l’accouchement. Ce n’est pas mon objet ici, mais j’y reviendrai peut-être un jour parce que ça me fascine.

Dans la Campania, les plus dévots des femminielli ont le privilège, d’habitude féminin et réservé aux nonnes, d’habiller la statut de la Vierge. Cette proximité avec la Vierge ainsi qu’avec les religieuses ayant fait vœux de chasteté s’explique, selon mon analyse, par le fait que les femminielli sont eux-mêmes associés à la notion de virginité. En effet, à Naples et dans la Campania, cette notion est reliée au fait de ne pas avoir de sexualité procréative, et en ce sens les femminielli, qui ne se marient pas et ne se reproduisent pas, entrent dans cette catégorie. Dans la mesure où ils sont implicitement considérés comme vierges, ils sont proches de la Vierge, et ce même si les femminielli et la Madonne sont vierges pour des raisons inverses : une sexualité virginale sans procréation pour les premiers et une procréation virginale sans sexualité pour la seconde, tandis que les nonnes cumulent procréation et sexualité virginales.

Ce qui m’intéresse, c’est donc que dans ce cadre, la question de la sexualité, hétéronormée, et seulement reproductive ne semble pas entrer en ligne de compte comme ça peut l’être ailleurs dans le catholicisme. L’existence des femminielli s’inscrit dans un cadre catholique. Le groupe, au fil du temps et peut-être dès le début, produit alors un discours sur lui-même qui implique des emprunts au discours commun à la société dans laquelle ils s’inscrivent. Ils constituent de facto une variation dans les rôles de genre traditionnels donnés comme invariables par l’institution religieuse.

Fortier présente une source orale, collectée par ses soins, qui permet d’expliquer du reste l’existence des femminielli comme relevant d’un maintien, en quelque sorte, de pratiques antérieures. C’est assez intéressant comme discours produit par le groupe lui-même, pour expliquer certaines de ses pratiques et sa place singulière dans le cadre religieux.

En effet, les femminielli jouent un rôle rituel particulier lors du pèlerinage pour une des Madonnes de la Campania, dont le nom, qui est aussi celui de la localité, se réfère à la virginité, Montevirgine. Parmi les différentes traditions orales, l’une, recueillie par mes soins, affirme que ce lieu avant d’être nommé “mont de la Vierge”, s’appelait “mont de Cybèle” (monte di Cibele), l’église chrétienne aujourd’hui consacrée à la Madonne ayant été construite sur un temple romain dédié à Cybèle, divinité féminine également nommée en latin Magna Mater.

Selon ces mêmes sources orales, les plus fervents dévots donnaient en sacrifice à la Madonne leurs testicules, qui devenaient un objet liturgique une fois embaumés. Par cette castration, ces dévots, appelés Galles, répétaient l’acte d’Attis, fils et amant de Cybèle, qui, selon la version de Diodore de Sicile, avait fait vœu de chasteté à la déesse, et conséquemment, lui avait offert ses organes reproducteurs. Si cette tradition orale est avérée, elle pourrait être interprétée comme un sacrifice reproductif des femminielli à la Vierge, sacrifice qui est indissociable de leur dimension propitiatoire, tout comme l’émasculation des hijras pour la déesse et corrélée à leur pouvoir de fertilité.

J’ignore complètement si ce récit des origines est véridique, mais ça ne m’importe pas vraiment. Ce qu’il montre, c’est que les femminielli se rattachent d’une certaine façon au culte de Cybèle et aux Galles qui constituent, pour beaucoup, de lointains transcêtres. Signe que, d’une certaine façon, si elle a modifié quelque peu la pratique, la religion chrétienne n’est pas parvenue à complètement faire disparaître cette pratique qui a perdurait malgré elle et sa volonté de normalisation des rapports entre deux genres hermétiques.

Ce que je voulais faire avec cette présentation des femminielli, c’est montrer qu’en dépit de ce que certains dans le catholicisme peuvent prétendre, l’église accepte depuis toujours (peut-être) des variations dans les expressions de genre et dans les pratiques sexuelles. Pour autant, il ne faut pas non plus voir tout sous une lumière rose. Les femminielli ont bien le droit de citer, mais ils se trouvent aux marges de la société notamment par le travail du sexe. Leur rapport au sacré est aussi à prendre en compte. Il n’y a pas grand-chose qui sépare un sorcier d’un saint, écrivait plus ou moins Arthur Machen. On est sur le même type de phénomène. À défaut d’accorder une place normale à un groupe, la société s’arrange pour lui aménager une situation dans les marges, que ce soit des marges religieuse, une sacralité de l’anormalité, ou dans les marges sociales, par une existence réduite au travail du sexe, notamment. Cette marginalisation va de pair avec des violences sociales et de genre de la part de leurs clients ou amants. Par ailleurs, les femminielli LGBTQIA+, de toute évidence, se sont construit avec une certaine antériorité aux groupes plus communément mentionnés dans le sigle. Ils se situent très certainement dans le +. Ils ne partagent pas les mêmes revendications et les socialisations.

Un cas isolé

Oui, très certainement, les femminielli de Campanie ne sont présents que là-bas. Pour autant, il existent et sont intégrés dans le catholicisme local de longue date. Ailleurs, il y a sans doute d’autres groupes qui existent ou ont existé, des personnes isolées, les trans dans leur ensemble. Ce que je voulais montrer, sans doute maladroitement là dedans, c’est que dans la diffusion de son message à vocation universelle, sur la nature des relations humaines et sur ce qui est licite ou non dans les pratiques sexuelles, l’Église catholique fait l’impasse sur des variations qui existent ou ont existé. Je voulais dire aussi que malgré l’idée que nous ne serions qu’une invention récente en Europe n’est pas valide, puisque les femminielli existent depuis longtemps, peut-être en continuation des galles. C’est assez commun que pour justifier de notre existence, nous en appelions aux hijras, katoï, rae-rae ou encore muxe. Cela permet de montrer que des personnes en rupture plus ou moins nette avec la binarité de genre existent dans de nombreuses sociétés. En faisant cela, sans mal y penser, nous exotisons aussi ces pratiques avec un regard peut-être un peu orientaliste. Avec les femminielli, nous avons un cas purement européen, même s’il s’agit des marges géographiques du continent et contemporain, même s’il est ancien. Il montre que si nous sommes dans un autre cadre de représentation du monde que celui qui a permis aux femminielli de perdurer durant des siècles (millénaires ?) nous ne sommes pas l’invention d’une civilisation occidentale en pleine sénescence.

Transdidaxie

Par Fanny Aignan

Docteure en sciences de l’éducation et de la formation, femme transgenre, j’occupe différentes fonctions, principalement de formation, mais je suis surtout une parent au foyer occupant son temps entre le ménage, le soin et les lectures.